Fais du feu dans la cheminée Je reviens chez nous

Fais du feu dans la cheminée Je reviens chez nous
Le temps est loin de nos vingt ans
Des coups de poings, des coups de sang
Mais qu'à cela ne tienne, c'est pas fini
On peut chanter quand le verre est bien rempli

Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça me fait de la peine
Mais il faut que je m'en aille

Et souviens-toi de cet été
La première fois qu'on s'est saoulé
Tu m'as ramené à la maison
En chantant, on marchait à reculons

Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Ça me fait de la peine
Mais il faut que je m'en aille

Je suis parti changer d'étoile
Sur un navire, j'ai mis la voile
Pour n'être plus qu'un étranger
Ne sachant plus très bien où il allait

Buvons encore une dernière fois
A l'amitié, l'amour, la joie
On a fêté nos retrouvailles
Je m'ennuie pas
Mais il faut que je m'en aille
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# Posté le samedi 28 juin 2008 06:01

speed

speed
Le jour se lève à peine
Je suis déjà debout
Et déjà je promène une larme sur mes joues
Le café qui fume
L'ascenseur qui m'attend
Et le moteur que j'allume
L'aident à prendre lentement
Prendre ma place dans le trafic
À prendre ma place dans le trafic
J'aimerais que quelqu'un vienne et me délivre
Mais celui que je viens de choisir
L'a donné juste assez pour survivre
Et trop peu pour m'enfuir
Je reste prisonnier de mes promesses
À tous ces marchands de tapis
Qui me font dormir sur la laine épaisse
Et qui m'obligent au bout de chaque nuit
À prendre ma place dans le trafic
Je suis un mutant, un nouvel homme
Je ne possède même pas mes désirs
Je me parfume aux oxydes de carbone
Et j'ai peur de savoir comment je vais finir
Je regarde s'éloigner les rebelles
Et je me sens à l'étroit dans ma peau
Mais j'ai juré sur la loi des échelles
Si un jour je veux mourir tout en haut
Il faut que je prenne ma place dans le trafic
# Posté le samedi 28 juin 2008 05:39

Mai 2008 ; )

Mai 2008 ; )
Mai 68 était bien plus qu'une série de manifestations étudiantes. Avant tout, il s'agissait du plus grand mouvement de grève qu'ait jamais connue l'Europe. Cette explosion de colère n'était nullement "spontanée" au sens où elle serait venue de nulle part, n'aurait aucun signe précurseur ni aucune raison d'être. Les causes du conflit s'enracinaient profondément dans la société française de l'époque.

• Il est interdit d'interdire
• Dessous les pavés, c'est la plage !
• Soyez réalistes, demandez l'impossible !
• Désirer la réalité, c'est bien ! Réaliser ses désirs, c'est mieux !
• Mettez un flic sous votre moteur.
• Le rêve est réalité
• L'imagination prend le pouvoir.
• Ne vous emmerdez plus ! Emmerdez les autres !
• Ouvrons les portes des asiles, des prisons et autres facultés.
• Nous sommes des rats (peut-être) et nous mordons les enragés.
• J'emmerde la société et elle me le rend bien !
• Ne prenez plus l'ascenseur ! Prenez le pouvoir !
• Le respect se perd, n'allez pas le chercher !
• L'humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier capitaliste sera pendu avec les tripes du dernier gauchiste.




rumeur / pas rumeur :
Le messi seré revenu sur terre mais voyan tous le taff il aurai déja pris congés ?
(by Ardisson)
# Posté le jeudi 22 mai 2008 12:12

ds ce monde de brut

ds ce monde de brut
un pti slam tu passe du rire au larmes

En fait, ça fait un moment que se croisent dans ma tête
Des mots et des douceurs qui pourraient faire un texte
Un truc un peu différent, je crois que ça parlerait d'elle
Faut avouer que dans mon quotidien, elle a mis un beau bordel

Mais j'ai un gros souci, j'ai peur que mes potes se marrent
Qu'ils me disent que je m'affiche, qu'ils me traitent de canard
C'est cette pudeur misogyne, croire que la fierté part en fumée
Quand t'ouvres un peu ton coeur, mais moi cette fois je veux assumer

J'ai un autre problème, il est peut-être encore plus lourd
C'est que t'as pas droit à l'erreur quand t'écris un texte d'amour
Moi, les trois prochains couplets, je voudraient que ça soit des bombes
Si j'écris un texte sur elle, je voudrais que ça soit le plus beau du monde

Elle mérite pas un texte moyen, j'ai la pression, ça craint
Fini de faire l'intéressant, avec mes voyages en train
Là c'est loin d'être évident, moi je sais pas comment on fait
Pour décrire ses sentiments, quand on vit avec une fée

Il faut avouer qu'elle a des yeux, ils sont même pas homologués
Des fois ils sont verts, des fois jaunes, je crois même que la nuit ils sont violets
Quand je m'enfonce dans son regard, je perds le la je n'touche plus le sol
Je me perds profondément, et j'oublie exprès ma boussole

Depuis que je la connais, je ressens des trucs hallucinants
Je me dis souvent que j'ai eu de la chance de lui avoir plu, sinon
J'aurais jamai su qu'un rire pouvait arrêter la Terre de tourner
J'aurais jamais su qu'un regard pouvait habiller mes journées

Je comprends pas tout ce qui se passe, y a pleins de trucs incohérents
Depuis qu'elle est là rien n'a changé, mais tout est différent
Elle m'apporte trop de désordre, et tellement de stabilité
Ce que je préfère c'est sa force, mais le mieux c'est sa fragilité

Ce n'est pas un texte de plus, ce n'est pas juste un poème
Parfois elle aime mes mots, mais cette fois c'est elle que mes mots aiment
Je l'ai dans la tête comme une mélodie, alors mes envies dansent
Dans notre histoire rien n'est écrit, mais tout sonne comme une évidence

J'ai redécouvert comme ça réchauffe d'avoir des sentiments
Mais si tu me dis que c'est beaucoup mieux de vivre sans, tu mens


tout le monde ment ...
# Posté le samedi 17 mai 2008 05:51

dialogue

"Avec ce que j'ai fait pour toi",
Disait le père,
"Je sais, tu me l'as dit déjà.",
Disait l'enfant.
"J'en demandais pas tant.
Je suis là pour
Tourner autour
De cette terre
Tant que je suis vivant."

"Vivant, qui t'a donné la vie ?",
Disait le père.
"Si c'est pour la passer ici",
Disait l'enfant,
"Tu as perdu ton temps.
Si les fumées,
Dans les rues fermées,
Te sont légères,
Moi j'ai besoin du vent."

"Et si tu venais à mourir ?",
Disait le père.
"On est tous là pour en finir",
Disait l'enfant,
"Mais peu importe quand.
Je ne suis né
Que pour aller
Dessous la terre
Et l'oublier avant."

"Nous, on vivait pour quelque chose.",
Disait le père.
"Vous êtes morts pour pas grand chose.",
Disait l'enfant.
"Je n'en ai pas le temps
Si, pour garder
Les mains liées,
Il faut la guerre.
Moi je m'en vais avant."

"Ce monde, je l'ai fait pour toi.",
Disait le père.
"Je sais, tu me l'as dit déjà.",
Disait l'enfant.
"J'en demandais pas tant.
Il est foutu
Et je n'ai plus
Qu'à le refaire
Un peu plus souriant
Pour tes petits enfants."
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# Posté le jeudi 01 mai 2008 05:28